Dans les églises dont nous nous occupons, nous sommes obligés de reconnaître qu'il y a une majorité de femmes qui ont décidé de s'engager et de se tenir à la brèche et une minorité d'hommes. La question suivante se pose donc :

Mais où sont passés les hommes ?

C’est un appel de l’Esprit de Dieu, aujourd’hui : que les hommes se lèvent, assument leurs responsabilités d’homme vis-à-vis d’eux-mêmes, de leur famille, de l’Eglise.



En tant que maris

La démission des hommes en tant que
maris et pères caractérise notre société.
Après avoir créé l’homme,
le Seigneur fit la déduction suivante :

“Il n’est pas bon que l’homme soit seul.” (Genèse 2 : 18)

Il lui donna donc une aide semblable à lui. S’Il déclara, après la chute, que cette aide devait lui être soumise, Il n’impliqua nullement, par là, que l’homme devait soumettre et encore moins écraser cette aide. En fait, Dieu lui donna la mission de l’aimer, précisant plus tard par la bouche de l’apôtre Paul :

“Maris, que chacun aime sa femme comme Christ a aimé l’Eglise et s’est livré Lui-même pour elle.” (Eph 5 : 25)

Cette société est remplie de femmes seules qui ont été abandonnées, trompées, frappées par leur mari. On est, en général, loin du plan original de Dieu. Dans ce monde, l’homme se caractérise souvent par les choses suivantes :

- L’égoïsme : il est facile pour l’homme de ne pas prendre conscience de tout ce qu’exige la fonction d’une femme, le fait de s’occuper des enfants, de la maison, etc. Penser que notre femme n’est là que pour nous servir, qu’elle doit toujours être disponible pour nous sans que nous cherchions à la soulager en quoi que ce soit est le propre de beaucoup d’hommes et dénote d’une attitude des plus égoïstes.

- Infidélité : ce même homme a une énergie sexuelle puissante (qui est au départ un don de Dieu) et qui, si elle n’est pas correctement canalisée, l’amène à désirer avoir des relations avec plus d’une femme. Cela s’appelle de l’adultère. C’est un des péchés qui cause le plus de déceptions et qui a le plus de conséquences néfastes.

- Violence : par nature généralement plus forts que les femmes, beaucoup d’hommes profitent de cet état de chose pour laisser libre cours à leur violence à l’encontre de leur femme ou de leurs enfants. J’entendais dire aux nouvelles, qu’en Espagne, chaque semaine, une femme est tuée par son mari. Il y a beaucoup de chrétiens qui jouent les “hyper spirituels” à l’église et qui sont violents à la maison. Mais la Bible dit :

“Maris, que chacun aime sa femme et ne s’aigrisse pas contre elle.” (Colossiens 3 : 19)

Vivant toujours dans un corps de chair, l’homme chrétien peut se voir également attiré vers ces choses s’il ne permet pas à l’Eprit de Dieu de prendre sa vie en main et d’instaurer en lui un autre état d’esprit que celui qui existe dans ce monde
.

Aller dans la direction opposée

En énumérant ces points, nous voulons donc souligner
le fait que l’homme de Dieu qui se lève doit aller
dans la direction opposée, ET EXPRIMER SA
MASCULINITE en :

  • Aimant sa femme concrètement donc en la
    protégeant, l’encourageant, la soulageant...
    Toute femme bien dans sa tête désire être
    soumise à un mari dont elle se sait et se sent
    aimée et sur lequel elle peut s’appuyer.
  • Etant fidèle : la fidélité est une des vertus
    bibliques les plus fortes. Dieu veut un peuple
    fidèle car la fidélité d’un ami est quelque
    chose de précieux...

“Que la bonté et la fidélité ne t’abandonnent pas ; lie-les à ton cou, écris-les sur la table de ton coeur.” (Proverbe 3 : 3)

Un homme démontre sa force par sa fidélité à sa femme. Il démontre, au contraire, sa faiblesse de caractère et sa faiblesse tout court, en étant facilement déstabilisé par le charme féminin. La force réelle d’un homme ne se trouve pas, avant tout, dans ses muscles mais se révèle dans sa réaction face à la tentation. Les histoires de Samson et Joseph nous le montrent clairement. Ce qu’il advînt de chacun d’eux nous montre aussi qu’il y a un salaire pour chacun de ces deux comportements opposés, face à la tentation. Contrairement à l’idée répandue dans ce monde, un homme ne prouve pas sa virilité en allant avec le plus de femmes possible mais en allant seulement vers celle que Dieu lui donne en disant “non” aux autres :

“Que ta source soit bénie, et fais ta joie de la femme de ta jeunesse.” (Proverbe 5 : 18)


En tant que pères

“Comme un père a compassion de ses enfants, l’Eternel a compassion de ceux qui Le craignent.” (Psaume 103 : 13)

Nous avons dit que l’homme est créé à l’image de Dieu. Dieu se révèle à nous comme Dieu le Père. L’homme qui se lève en Christ est appelé à se lever avec l’image de Dieu et donc à refléter celle du père. Le monde est rempli de pères biologiques mais si peu de vrais pères au niveau spirituel, affectif et moral. Le nombre croissant des incestes est un signe de dégénérescence de la position de père dans notre monde. Quand un homme en arrive à ces extrémités-là, il a perdu, en effet, toute dignité paternelle et humaine. Il y a un esprit dans ce monde dont le but est de faire déchoir les pères de leur position car cette place est une des plus honorables et influençables pour notre monde. Les pères sont un modèle, ils ont une mission : engendrer. Engendrer pas seulement des enfants mais, chez ces enfants, une moralité, une mentalité, etc. Les pères, dignes de ce nom, influencent (dans le bon sens), par leur comportement, des enfants donc une société ; les pères indignes influencent, eux, dans le mauvais sens. C’est pourquoi beaucoup de fils d’alcooliques deviennent eux-mêmes alcooliques, des enfants abusés abusent souvent, à leur tour, d’autres enfants. Le problème est spirituel par essence. Un père digne de ce nom ne veut rien d’autre pour son enfant que le meilleur. Il lui veut du bien tous les jours de sa vie et lui souhaite plus de succès qu’à lui-même, il donnerait sa vie pour son enfant. Cette génération est composée d’enfants souvent orphelins. Orphelins pour avoir perdu un ou les deux parents mais aussi parce que, souvent, les parents ont démissionné. Cette génération a besoin de pères pour l’instruire, l’aimer, la corriger, l’exhorter et avoir compassion d’elle.

En tant que membres engagés dans l’Eglise

L’homme, chef de sa famille, doit montrer l’exemple à celle-ci. Il doit faire en sorte de devenir un membre engagé dans son église, communiquer l’amour de l’Eglise, être un pilier dans celle-ci. S’il fait, au contraire, partie de ces gens qui sont irréguliers aux réunions, qui critiquent tout, parlent à la maison des problèmes des uns et des autres devant les enfants, non seulement il fait une oeuvre de destruction mais il entraîne sa famille dans cette oeuvre. Beaucoup d’enfants de chrétiens et de pasteurs sont devenus allergiques à l’église locale à cause de tout ce qu’ils ont entendu dire à la maison sur un tel ou une telle. L’Eglise vivante, formée des personnes qui la composent, est le Temple de Dieu et du Saint-Esprit. Faisant allusion à la vie éternelle, le Seigneur dit au sujet de ceux qui auront été fidèles :

“Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu.”

Nous voyons là que c’est la pensée de Dieu que des hommes deviennent des colonnes : par définition donc, des personnes qui soutiennent l’édifice, sur lesquelles on peut appuyer le reste de la construction, sur qui on peut s’appuyer. De qui croyez-vous que Dieu va faire les colonnes de Son Temple éternel sinon de ceux qui ont été des colonnes de Son Eglise ici-bas ?

En tant qu’hommes face à la société

Beaucoup de gens, y compris des chrétiens, se laissent influencer sur leur lieu de travail, au milieu de leur famille. Ils n’osent pas dire non ! C’est assez facile d’être chrétien à l’église mais l’Ecriture nous appelle à nous comporter “en hommes” dans notre vie de tous les jours. Cela en vivant publiquement ce qui est prêché à l’église.
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Psaume 1 : 1 “Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs.”.


Face aux tempêtes

Face aux tempêtes de la vie, ce qui caractérise un homme c’est qu’il n’abandonne pas le bateau, ce peut être le bateau de sa famille, de son église, le bateau de sa vie avec Dieu. C’est face à l’adversité qu’un homme montre sa fidélité, face aux tempêtes qu’il peut SE DEPASSER dans ses sentiments et l’expression de son amour contrairement à certains dictons du monde qui veulent que l’on ait des amis seulement lorsque tout va bien et plus lorsque tout va mal.

“L’ami aime en tout temps et dans le malheur, il se montre un frère.” (Proverbe 17 : 17)

Les tempêtes sont une occasion pour libérer notre courage, en acceptant de souffrir avec ou pour les autres. Dieu cherche des hommes :

“Je cherche parmi eux un homme qui élève un mur.” (Ezéchiel 22 : 30)

Dieu cherche des hommes qui, lorsque les tempêtes soufflent, se tiennent debouts, devant les brèches pour faire changer le vent de direction afin que sa famille, son église etc... soient protégées à cause de lui. Il nous appelle à nous comporter, à l’image de Jésus, comme le bon berger et non comme des mercenaires :

“Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire, qui n’est pas le berger, et à qui n’appartiennent pas les brebis, voit venir le loup, abandonne les brebis, et prend la fuite ; et le loup les ravit et les disperse.”

Bref, Dieu cherche des hommes prêts à se comporter en homme face à l’adversité, face aux échecs. Les personnes qui réussissent dans la vie, c’est à dire qui viennent à bout de leurs projets, visions, buts ne sont pas des gens qui ne connaissent pas d’échecs sur le chemin. Ils font parfois partie de ceux qui en ont connu des plus cuisants. Seulement, ils ont accepté de se relever, ils n’ont pas laissé tomber la vision au cours de leurs chutes ou l’ont vite ressaisie pour s’élancer avec encore plus d’efforts. La notion d’homme digne de ce nom est indissociable de la notion de courage.

“Sept fois le juste tombe ET IL SE RELEVE.” (Proverbe 24 : 16)

Mesdames et mesdemoiselles

On ne juge pas les qualités d’une femme à son tour de taille ou à ses yeux langoureux. De même, ce n’est pas en se basant sur ce genre de critères qu’on peut juger si c’est l’homme avec qui faire sa vie. Une femme doit apprendre à reconnaître le genre d’homme qui lui servira d’appui dans toutes les situations difficiles de la vie. On dit aussi que derrière tout grand homme, il y a une grande femme. Il est rare qu’un homme marié, qui a une femme pénible, querelleuse, pleine de jugements à son égard, puisse parvenir à quoi que ce soit avec Dieu. Votre mari ou fiancé peut se dépasser au-delà de tout ce qu’il pouvait imaginer lui-même si vous acceptez d’être un instrument de Dieu pour l’encourager, l’aider.

“Qui peut trouver une femme vertueuse ? Elle a bien plus de valeur que les perles. Le coeur de son mari a confiance en elle et les produits ne lui feront pas défaut. Elle lui fait du bien et non du mal, tous les jours de sa vie.” (Proverbe 31 : 10 à 12)

Que les hommes chrétiens se lèvent pour servir Dieu, leur famille et leur église ; voilà une chose qui est dans la pensée du Seigneur. Souvent, les gens ont des chrétiens l’image de personnes faibles, sans trop de caractère ni de personnalité. C’est en effet l’image que beaucoup de chrétiens ont donné d’eux-mêmes, il faut l’avouer. Christ pourtant était un homme dans tout le sens du terme : Il a résisté à l’iniquité avec courage et a aimé les siens au point de donner Sa vie pour eux. Il est temps pour nous les hommes de nous lever pour marcher sur Ses traces et être semblables à Lui.

Claude PAYAN

 








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