Sommaire :
- Contraste
- Servantes
- La femme samaritaine
- Les femmes au tombeau
- “Messagères de bonnes nouvelles”
- Le diable et les femmes
- Les ruses
- Une des sept coupes
- Le cas de mon épouse
- Aux maris, enfants, frères
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Contraste
Il y a un contraste évident entre la conception de la position de la femme vue et mise en pratique par les hommes influencés par des enseignements religieux qui ont poussé à l’extrême, donc dans le déséquilibre, la pensée de la Parole de Dieu sur le sujet, et la vraie pensée de Dieu.
Les femmes ont régulièrement UNE PLACE CLEF dans le Nouveau Testament, comme si l’Esprit de Dieu voulait bien mettre en évidence l’affranchissement qui devient le leur en Jésus-Christ, non pas par rapport à la loi de l’Ancien Testament mais par rapport aux principes qui les asservissaient dans la société.
Est-ce que cela veut dire que dès lors la femme n’a plus à être soumise à son mari ou ne doit plus respecter les hommes ? Loin de là !
Dans le Nouveau Testament, la femme reste soumise à son mari et doit apprendre à garder une place de femme dans la société, nous n’avons nullement l’intention de remettre en question cela. Les femmes sont toujours appelées :
“...à être retenues, chastes, occupées aux soins domestiques, bonnes, soumises à leur mari, afin que la Parole de Dieu ne soit pas blasphémée.” (Tite 2 : 5 ).
Simplement, il y a une différence entre :
- Etre soumise à son mari et être écrasée par son mari
- S’occuper des soins domestiques et ne faire que cela
- Etre retenue et être complètement effacée
- Etre chaste et s’habiller comme une grand-mère
- Etre femme avec une position de femme et être considérée de manière telle que les Juifs religieux, lorsqu’ils rendaient grâce à Dieu, le remerciaient entre autres de ne pas avoir fait d’eux une femme. Ils éprouvaient deux fois moins de joie, pour beaucoup de ces mêmes Juifs, face à la naissance d'une fille.
L’Esprit de Dieu ne peut s’associer à de telles injustices.
C’est pourquoi il accentue bien, le jour de la pentecôte, dans la bouche de Pierre, les paroles de Joël, mettant au même rang les serviteurs et les servantes :
“Oui, sur Mes serviteurs et sur Mes servantes, dans ces jours-là, Je répandrai de Mon Esprit et ils prophétiseront.” ( Actes 2 : 18)

Servantes
L’Ecriture met en évidence la qualité de servantes qu’ont manifestée de nombreuses femmes. Servir étant d'exercer un ministère à l’égard du corps de Christ.
La femme qui a essuyé les pieds de Jésus de ses larmes puis Lui a oint la tête de parfum, Marie, soeur de Lazare qui a oint ses pieds de parfum et les a aussi essuyés avec ses cheveux, toutes deux ont exercé un service des plus humbles et des plus aimants à Son égard. Le Seigneur a témoigné, face à des hommes qui se scandalisaient, combien Il appréciait la manière dont ces femmes L’avaient honoré (Matthieu 26 : 7) (Jean 12 : 3).
Des femmes soutenaient le ministère de Jésus en tant que partenaires :
“Jeanne, femme de Chuza, intendant d'Hérode, Susanne, et plusieurs autres, qui l'assistaient de leurs biens." (Luc 8 : 3)
Je touche personnellement du doigt ce principe biblique parce que c’est une femme, membre de notre famille qui soutien notre ministère depuis des années, après que le Seigneur lui eut signifié clairement de le faire. Les ministères de libéralité sont des ministères “clés”, de première importance. Ils permettent à toute “la machine” de pouvoir avancer.
Mais il n’y a pas que cette forme de service (ministère) que les femmes “ont le droit” d’exercer. Des femmes ont de tous temps servi Dieu, dans des ministères importants. Exemple : Débora qui était prophétesse et juge de tout Israël (Juges 4 : 4).
Plusieurs femmes occupent, dans l’Ancien Testament, la place de prophétesse, qui correspond sous la nouvelle alliance à un des “cinq ministères”, et qui n’en est pas le moindre.
Junias est citée parmi les apôtres dans Romains 16 : 7. Beaucoup pensent que c'est un homme, mais dans le texte original et dans d’autres traductions, il est bien précisé que c'est une femme.
Ensuite, la réalité nous montre des femmes qui ont été puissamment ointes par le Saint-Esprit, dans ce siècle et les siècles passés, pour occuper la charge de pasteurs, évangélistes, enseignantes, prophétesses, apôtres.
Nier cela, c’est comme nier que le soleil se lève tous les matins même si certains ont cru comprendre dans la Parole de Dieu qu'il ne se levait pas tous les matins.
Toute personne qui fait un minimum de recherches trouvera, tout au long de l’histoire de l’Eglise, un grand nombre de femmes PUISSAMMENT UTILISEES dans n’importe lequel des cinq ministères apostoliques.
Le Saint-Esprit ne va pas affirmer une chose dans l’Ecriture et se contredire en oignant ces femmes pour le ministère.
Jésus est Dieu ! A travers Son comportement, nous comprenons que la pensée de Dieu sur le sujet ne correspondait pas à ce que les hommes en avaient fait.
Cela apparaît clairement à travers Sa rencontre avec la femme Samaritaine.

La femme samaritaine
Dans le cadre de cette rencontre, Jésus brise des tabous humains est inutiles, nous faisant comprendre qu’une certaine manière de faire de l’époque venait des hommes et non de Dieu.
Par exemple il nous est dit :
“Là-dessus arrivèrent Ses disciples, qui furent étonnés de ce qu'Il parlait avec une femme. Toutefois aucun ne dit : que demandes-Tu ? ou : de quoi parles-Tu avec elle ?” (Jean 4 : 27)
Si les disciples s’étonnèrent de ce qu’Il parlait avec une femme c’est parce qu’un homme n'adressait pas la parole à une femme qu’il ne connaissait pas.
Cela ne se faisait pas, non pas parce que les Pharisiens et ceux qui enseignaient le peuple avaient poussé à l’extrême les règles de décence biblique, et voyaient le mal partout, au point qu’ils avaient poussé à l’extrême l’observation du sabbat et de bien d’autres choses qui asservissaient le peuple.
Jésus, pourtant observateur de la loi, a passé outre les principes ridicules de l’époque comme de ne pas parler à une femme, et ce pour amener une femme à devenir L’INSTRUMENT DE REVEIL DE TOUTE UNE VILLE.
Les premières personnes qui ont été confrontées (donc choisies par Dieu pour cela) à la résurrection ET QUI ONT CRU ont été des femmes.

Les femmes au tombeau
“A leur retour du sépulcre, elles annoncèrent toutes ces choses aux onze, et à tous les autres. Celles qui dirent ces choses aux apôtres étaient Marie de Magdala, Jeanne, Marie, mère de Jacques, et les autres qui étaient avec elles. Ils prirent ces discours pour des rêveries, et ils ne crurent pas ces femmes.” (Luc 24 : 9)
Ces mêmes hommes à qui la société juive donnait un statut supérieur à celui de la femme, n’ont pas cru à la résurrection de prime abord, alors qu’ils avaient été avec Jésus, mais les femmes ont cru.
Ces femmes “annoncèrent”, nous est-il dit, ce qu’elles avaient entendu. Evangéliser, c’est annoncer la bonne nouvelle.
Les femmes sont appelées à se lever comme une grande armée qui fait connaître la bonne nouvelle de Jésus-Christ ; certaines par leur témoignage, d’autres par leurs prédications, selon l’appel de chacune.

“Messagères de bonnes nouvelles”
“Le Seigneur dit une parole, et les messagères de bonnes nouvelles sont une grande armée." (Psaume 68 : 12 - texte Second 1979)
Il est bien question dans ce passage de messagères. La bible Crampon a traduit messagers, mais la plupart des autres traductions rendent soit messagères, soit le mot femmes, car le mot est bien au féminin dans le texte original.
La bible Second non révisée traduit :
“des femmes proclament en foule la victoire”.
La bible Darby :
“Le Seigneur donna la parole : grande fut la foule des femmes qui répandirent la bonne nouvelle”.
Le diable craint que ne se lève cette grande armée de messagères parce qu’elles annoncent de bonnes nouvelles : Satan est vaincu, Jésus est vainqueur, en Lui nous avons le salut, la guérison, la délivrance de l’asservissement.

Le diable et les femmes
La femme a chuté la première c’est vrai, et cela peut dénoter qu’il y a des faiblesses typiquement féminines et qu’elles doivent veiller (mais n’y en-a t-il pas de typiquement masculines ?).
A partir de là, comme les Pharisiens et la société juive, beaucoup de chrétiens et de pasteurs ont porté la soumission de la femme au-delà de ses vraies limites imposées par Dieu. Mais nous ne devrions pas oublier qu’elle a également reçu, à la suite de la chute une promesse d’autorité fantastique sur Satan :
“Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.” (Genèse 3 : 15)
Ecraser la tête de Satan, vous parlez d’une promesse !!! Il est temps que beaucoup de femmes s’en saisissent.
Il y a toute une vérité exprimée ici : il y a “inimitié”, c’est-à-dire une haine féroce entre les deux partis : Satan et la femme, c’est la guerre. Ce que Dieu exprime dans le verset ci-dessus c’est que Satan ayant fait chuter la femme en premier, celle-ci, en Jésus (en tant qu’Eglise mais aussi en tant que femme tout court), est supposée être animée d’une sainte colère (“il s’est moqué de moi”) et lui faire payer en retour de l’avoir humiliée.
La Genèse, même après la chute et la malédiction ne contient pas, comme l’imaginent certains, une suite de prises de positions dures contre la femme, la reléguant au dernier rang. Elle montre ce que va devenir la femme qui, dès lors, acceptera de réagir face au péché : un instrument de destruction des oeuvres de Satan entre les mains de Dieu, animée d’un esprit de consécration et de sacrifice qui l’amène à vaincre au prix de son talon blessé (au prix de réelles souffrances).
La femme a une capacité d’enfantement, c’est clair, et ce qui est physique ou matériel correspond toujours à une réalité spirituelle. Cette capacité existe tant dans le domaine spirituel que physique.
L’adversaire veut empêcher les femmes d’enfanter des âmes, d’enfanter des dons que Dieu leur a donnés. Il essaie de tuer ces dons “dans l’oeuf” ou à la sortie des entrailles :
“Le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant, lorsqu'elle aurait enfanté .”
(Apocalypse 12 : 13).
Il n’est pas étonnant que le diable veuille faire s’asseoir ces femmes par tous les moyens.

Les ruses
L’adversaire utilise plusieurs ruses pour empêcher les femmes de se lever ; combien d’appels qui ont été réduits à néant tout au long de l’histoire de l’Eglise !
Il le fait à travers :
- Des enseignements sortis de contexte et mal compris :
Nous avons traité de ces points dans la première série de cours “Lumière(s) des nations”. Rappelons donc simplement ici que certaines paroles de Paul mal interprétées, semblent fermer la porte du ministère aux femmes. Elles se rapportent parfois au contexte de l’époque et du lieu, ou correspondent à des traductions imparfaites. Elles font référence encore au comportement de l’épouse dans le cadre du mariage et nullement au fait d’enseigner ou prêcher la parole en tant que ministère.
- Que les femmes restent en retrait, cela arrange beaucoup d’hommes, je le crois. Ils ne supportent pas, pour une raison ou une autre, que des femmes soient mises au même rang qu’eux. Ils font endosser cela au Saint-Esprit, mais c’est une manière de faire qui n’a rien avoir avec le Saint-Esprit.
- La maladresse de certaines femmes qui confondent, elles-mêmes, l’autorité du ministère et l’autorité dans le cadre du mariage, rendant un mauvais témoignage de femmes autoritaires dans tous les domaines, propulsant leurs frustrations à travers les choses du ministère. Nous n’avons pas l’intention ici d’endosser ces déséquilibres chez certaines femmes qui se lèvent dans la chair et non dans l’esprit.

Une des sept coupes
Nous avons raconté dans le cours sur l’Eglise de la première série “Lumière(s) des nations”, l’épisode d’une visitation de l’Esprit dans une église de MINNEAPOLIS.
Sept anges apparurent versant chacun une coupe qui correspondait à une vérité que Dieu voulait réinstaller dans Son corps. Une de ces vérités et commandement de Dieu était le suivant : Le Seigneur veut que les femmes se lèvent pour servir, et la parole ajoutait : Il ne permettra plus que l’on discute la chose.
Le Seigneur, en effet, est las de toutes ces discussions qui ont engendré tant de confusion pour empêcher une partie très importante de Son armée, les femmes, de se lever.
Dans ces temps, ceux qui s’opposeront à cette levée verront le jugement de Dieu les atteindre. Trop de ces opposants aux ministères féminins ont oublié les origines mêmes de leur mouvement d’église, engendré lui-même par un mouvement de l’Esprit.
Une des premières assemblées A.D.D, était Le tabernacle de Glad Tidings à New- York et a été créé par Marie BURGESS. Elle en a également assumé le pastorat avec son mari. Ce mouvement est pourtant, dans son ensemble, violemment opposé aujourd’hui à ce qu’une femme exerce de tels ministères.

Le cas de mon épouse
J’ai toujours encouragé ma femme à réagir favorablement à tout ce que le Seigneur lui demanderait de faire. Néanmoins? pendant plusieurs années elle s’est contentée de tenir une place assez en retrait par rapport à la mienne. Elle ne voulait pas s’engager dans des choses seulement pour s’y engager.
Il y a quelques temps, le Seigneur commença à la travailler profondément et à lui demander de prendre plus de place.
En quelques mois, elle s’est retrouvée à prêcher dans l’Eglise comme lors de nos voyages, à témoigner avec plus de force à travers nos tournées, dans des chapitres Aglow, à organiser des réunions de femmes dans lesquelles elle invite des femmes de pasteurs à qui elle demande d’apporter un partage, etc.
On peut dire qu’elle n’a pas cherché à provoquer cela, elle a obéi à une direction précise de Dieu et a vu les portes s’ouvrir dans ce sens.
Certains maris sont frustrés lorsque leur femme se lève. En ce qui me concerne, je me sens honoré et heureux de ce que mon épouse sache à la fois garder sa place dans le cadre familial et prendre autorité dans les choses du ministère.

Aux maris, enfants, frères
Maris, enfants, lorsque l’appel de Dieu se manifeste sur votre femme, votre mère, votre soeur (il peut le faire moins radicalement que de la manière dont il s’y est pris avec mon épouse, bien sûr), encouragez-la, ne laissez pas le diable faire de vous l’instrument qui va la faire se rasseoir.
C’est déjà tellement plus dur, vus les points que nous avons partagés, pour une femme de se lever que pour un homme. Elle a besoin de votre soutien, de votre encouragement.
Si vous l’aidez à se lever, croyez-moi, Dieu mettra également à votre compte le fruit qui en découlera.

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